Ma plus grosse gifle

J’ai reçu ma première ‘grosse’ gifle à 15 ans.

Enfin je crois…

Faudrait que je demande à ma mère !

Elle était bien claquante et surtout bien méritée.

Je t’aime maman.

 

J’ai reçu ma deuxième grosse gifle à 35 ans.

20 ans après.

Avec le recul je préfère la première.

Parce que la deuxième c’est la gifle du temps.

Cette dernière a été tellement violente que j’ai tourné sur moi-même

Ma tête a fait 360° à une vitesse de 120 km/h

J’ai à peine eu le temps de voir 20 ans passer.

Choquée.

« Mais Sarah qu’est-ce que t’as foutu tout ce temps ?

T’en es où ? Le mari, la famille, les enfants, la maison, les projets ?

Allo !!?? »

 

Quel effroi !

Moi qui veux toujours faire la plus grosse fête du monde à mon anniversaire, quand j’ai vu le dernier arriver à toute allure, j’ai voulu l’esquiver, comme si de rien n’était.

 

C’est ce qu’on appelle le dépit

Ou encore : une « mood pourrie » !

 

Alors que je me lamentais toute seule sur mon sort, un évènement surprenant se produisit.

Ma main se dressa droit devant ma joue et frappa d’un coup sec et retentissant.

Voilà que je venais de me prendre la troisième plus grosse gifle de ma vie et cette fois elle venait de moi.

 

Merki !

 

Aucun doute cela dit, c’était bien mon instinct de survie qui venait de se dresser fermement devant mon pathétique sentiment de « coup du sort »

 

« Tais-toi maintenant » m’a crié ma voix, « ça suffit ! »

Te plaindrais-tu d’être en vie ? »

 

Ça alors !

J’ai eu honte, d’abord, puis j’ai ri.

J’ai ri parce que je venais de faire le lien entre ces 3 gifles-là.

J’ai constaté que je les avais toutes cherchées. Oui oui !

 

Moi et mon insolence, face à ma mère trop souvent ,

Moi et mon insouciance, face au temps que je croyais alors permanent,

Moi et mon impertinence, face à moi-même, face à ma situation et face à mon évolution que je juge beaucoup trop durement.

 

En réalité chaque fois que je me plaignais de la vie, de ce que j’avais, de moi ou, pire encore, des autres, alors la foudre venait s’abattre sur moi.

Une bonne claque revigorante pour me rabaisser le caquet et me ramener à mon humanité, à ma vulnérabilité, à mon humilité et surtout à la réalité, à la vie qui m’amine, m’entoure et s’agite tout autour de moi.

Cette vie qui mérite toute mon attention, toute ma passion, toute mon énergie et toute mon ambition pour l’honorer, la sublimer et la préserver.

Cette vie que j’ai la chance de ressentir.

Cette vie qui me donne la force et les moyens d’agir

Pour que le monde qui m’entoure ressemble plus à mes rêves qu’à mes désillusions

Pour que tous mes soupirs soient issus de mes batailles et non de mes soumissions

Pour que chaque seconde qui se déploie sous mes yeux soit orientée par ma vision

Pour que mon corps ressente de moins en moins les conséquences de mes peurs et de plus en plus la jouissance de mes passions.

 

J’ai faim.

J’ai faim de vivre.

Et parce que ma mort n’est pas si loin

Je vais la vivre à ma façon

Jusqu’à en crever

En pleine conscience

Et pour les bonnes raisons

 

5. 4. 3. 2. 1

Le compte à rebours est lancé

Viens on vit jusqu’à en crever

C’est maintenant ou jamais.

 

Bisous

sur la joue…

 

Sarah



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